Progressions d'accords
Choisissez une tonalité : ses sept degrés apparaissent, jouables. Empilez-en une suite, écoutez-la, versez-la dans l'éditeur. Ou chargez une grille du catalogue pour voir la fonction de chacun de ses accords.
Tonalité
Cliquez un accord pour l'ajouter à votre suite. Cliquez son diagramme pour l'entendre seul.
Votre suite
Cliquez des accords ci-dessus pour composer une suite.
Une grille du catalogue
Chargez un morceau pour voir chacun de ses accords chiffré dans la tonalité choisie.
Les degrés, ou pourquoi ces accords vont ensemble
Une tonalité n'est pas une liste d'accords à retenir, c'est une place donnée à chacun. Le premier degré est le repos, le cinquième la tension qui y ramène, le quatrième l'écart qui donne de l'air. Ces rôles ne changent pas quand on change de tonalité : seuls les noms changent. C'est ce que le chiffrage romain écrit, et c'est pourquoi un musicien qui pense en degrés transpose sans y penser.
| Degré | Do majeur | La mineur |
|---|---|---|
| I / i | C | Am |
| ii / ii° | Dm | Bdim |
| iii / III | Em | C |
| IV / iv | F | Dm |
| V / V | G | E |
| vi / VI | Am | F |
| vii° / VII | Bdim | G |
Do majeur et la mineur portent exactement les mêmes accords : seule change la note sur laquelle on se pose. C'est la première chose que l'outil vous laisse essayer, en basculant d'un mode à l'autre sans rien perdre de votre suite.
Les emprunts
Un emprunt est un accord pris au mode parallèle : le quatrième degré mineur dans une tonalité majeure, un septième degré bémolisé, un sixième abaissé. Il sonne étranger sans faire quitter la tonalité, et c'est exactement ce qu'on lui demande.
Ils sont beaucoup plus courants qu'on ne croit. Le bVII ouvre des refrains entiers de rock et de variété, et le quatrième degré mineur est la couleur mélancolique par excellence, celle qui assombrit une cadence sans la casser.
Les dominantes secondaires
Une dominante secondaire traite un degré de la tonalité comme s'il était lui-même une tonique, le temps d'un accord. En do majeur, un la septième n'est pas le sixième degré déguisé : c'est la dominante du deuxième, et elle annonce le ré mineur qui suit.
C'est le mécanisme qui donne à une grille simple l'impression de voyager sans jamais changer de tonalité. L'outil les affiche toutes, avec le degré que chacune annonce.
Ce que cet outil ne fait pas
- Il ne devine pas votre tonalité, il vous la fait choisir. La raison est mesurée : sur une boucle de quatre accords, la déduction automatique ne dépasse pas quinze pour cent de confiance et prend le relatif mineur une fois sur deux. Am F C G se lit aussi bien i-VI-III-VII en la mineur que vi-IV-I-V en do, et les deux lectures sont justes.
- Il ne suit pas les changements de tonalité à l'intérieur d'un morceau. Sur le catalogue public, sept grilles seulement sortent réellement de leur tonalité : trop peu pour bâtir quoi que ce soit dessus, et une fausse détection coûterait plus qu'elle ne rapporterait.
- Il n'écrit pas de musique à votre place. Il montre ce qui existe et pourquoi cela tient ; ce qui suit vous appartient.
- Il ne connaît pas les renversements ni les accords enrichis au-delà de leur fondamentale. Un do sur mi est chiffré comme un do.